Entre nous – portraits de coworker #8 – Eric

20/11/2017 12:29 Pas de commentaire 0

Eric c’est le plus matinal des coworkers. A 8 heures pétantes , vous le trouverez déjà en train de travailler sur son projet fou : débarrasser nos villes de la pollution et du bruit des scooters. Sa solution ? Un scooter rouge rutilant garé en bas de l’immeuble qu’il ne manque jamais de nous faire admirer. Portrait d’un entrepreneur au grand coeur.

Afin de vous faire entrer au coeur de la communauté, prenons le temps d’échanger avec les coworkers, qui ils sont, d’où ils viennent et pourquoi ils ont choisi le coworking. Se numéro de la série « Entre nous, portraits de coworkers ».  

“ Mon objectif c’est de rendre nos villes respirables grâce à la circulation zéro gaz polluant.” Eric Josserand, fondateur d’AElectrique

1- Quel est ton parcours?

Après avoir travaillé pendant plus de 25 ans dans le monde du voyage d’affaires, j’ai été licencié pour raisons économiques en 2010. Après avoir accusé le coup, j’en ai profité pour m’occuper de moi, faire du bénévolat et reprendre des études de « manager hôtelier». Je devais commencer à travailler lorsque j’ai été victime d’un accident domestique qui m’a bloqué pendant 3 ans à la maison. Pendant cette période, j’ai eu le temps de réfléchir à mon avenir, mais aussi d’observer la pollution et le bruit autour de nous. C’est comme ça que je me suis tourné vers la mobilité électrique.

2- Pourquoi avoir créé AElectrique?

Mon objectif c’est de rendre nos villes respirables grâce à la circulation ZE (zéro gaz polluant). Beaucoup de personnes se plaignent du réchauffement climatique et nous avons malheureusement beaucoup de pics de pollution dans notre belle région du Léman. Mon idée est de réduire cette pollution, ainsi que les bruits assourdissants des scooters…. Ma solution : le scooter électrique.

3- Qu’est-ce qui te donne envie de te lever le matin ?

Je suis un matinal, bien plus productif le matin que l’après-midi où je m’occupe autrement, en faisant du sport par exemple. Mais plus sérieusement, ce qui me motive c’est de mettre mon projet en forme le plus rapidement possible.

4- Moment bonheur et moment galère de l’entrepreneuriat?

Moment galère: c’est Pôle Emploi qui m’annonce que je peux recevoir de l’aide, mais qui me donne des documents qui ne sont plus valables depuis 2 ans… grrrr… Les semaines passent, j’essaie de mettre mon projet en forme, mais ça traine toujours à cause de ces papiers !

Moment bonheur : quand j’ai roulé pour la première fois en scooter électrique. Ca a été un grand plaisir ! Pas un bruit et de la vitesse… Sans être un casse-cou, j’apprécie la vitesse (rires) ! Dès que je l’ai testé, j’ai craqué.

5- Si tu avais un conseil à donner à un jeune entrepreneur, ce serait…

On ne regrette que les choses que l’on n’a pas faites. C’est ma philosophie de vie. Il faut toujours essayer, aussi bien dans le privé que dans le professionnel d’ailleurs !

6- Pourquoi avoir choisi d’intégrer Entrelac ?

Je suis resté chez moi de nombreuses années mais je n’y étais pas productif.

Venir à Entrelac me permet de sortir de chez moi et de reprendre un rythme aussi bien social que professionnel. J’ai plaisir à me lever le matin pour venir ici.

7- Qu’as-tu trouvé chez Entrelac ?

Mise part la machine à café qui est très sympathique, tout comme le photocopieur d’ailleurs (rires), j’ai trouvé des contacts et une bonne ambiance ! Cela m’a permis aussi de me réhabituer aux autres. C’est important parce que lorsqu’on on est seul à la maison on prend des habitudes… Entrelac c’est aussi un cadre, un emplacement positif, le tout à proximité.

8- As-tu une anecdote à nous raconter ?

L’une des premières personnes que j’ai rencontrée ici c’est Pascal, qui s’est avéré être un de mes anciens clients, à l’époque où je travaillais dans le milieu du voyage. Comme quoi il ne faut jamais se fâcher avec un de ses clients (rires).

9- Quel est ton évènement préféré ?

J’ai eu l’occasion de participer à l’atelier « Locomotive toi ! » que j’ai trouvé très positif. Il m’a donné l’occasion de m’exprimer au sein d’un groupe, d’écouter et de pouvoir conseiller les autres. Un moment pour se dévoiler sans se sentir jugé.

C’est important dans les cas de transition professionnelle. Quand on est demandeur d’emploi on se sent isolé, on intéresse moins les gens parce qu’on ne peut plus partager.  Avec Locomotive toi, on était tous au même niveau, on partageait tous le même cadre.

Les conférences aussi sont intéressantes et me permettent de rafraîchir un peu mes connaissances.

10- Il n’y a pas que le boulot dans la vie…  Si tu devais te présenter à « La France a un incroyable talent », quel talent présenterais-tu ?

Mon incroyable talent c’est mon coeur. Je crois que l’on n’est pas sur Terre pour rien. On est là pour partager, donner et recevoir.

J’ai plaisir à partager des moments avec des personnes et à les aider. Par exemple, chaque année, j’attend avec impatience ma semaine de pèlerinage à Lourdes. J’y ai beaucoup de responsabilités, que ce soit auprès des malades ou pour l’organisation. Pour moi c’est une semaine extraordinaire.

Je fais aussi du bénévolat avec le Nez Rouge en fin d’année…

Enfin, je suis très intéressé par le chemin de Saint Jacques de Compostelle et j’organise des réunions d’information pour ceux qui souhaitent entreprendre le voyage.

11- Si tu devais définir la communauté des coworkers en 3 mots ?

Politesse, Respect, Propreté (sic!)

Propos recueillis par Véronique DUCHATEL