Le travail de demain: indépendant et collaboratif

01/02/2015 23:03 Pas de commentaire 3

J’ai participé à deux événements en janvier « La Fabrique Ecoparc » et un groupe de travail sur le développement d’espaces de travail partagés à l’échelle du grand Genève. Dans les deux cas, les espaces de coworking font parfois figure d’extraterrestres auprès de ceux qui en entendent parler pour la première fois ou qui y voit un phénomène de mode. 

Comme le souligne très bien cet article, le coworking n’est pas une mode qui serait liée à la précarisation du monde du travail et qui disparaitrait avec le retour de la croissance. Tous les indicateurs économiques le montrent, le salariat à vie tel que nos parents l’ont connu, c’est bel et bien fini. En 2020, 40% de la population active américaine sera freelance. On retrouve les mêmes tendances pour l’Europe. Et l’arrivée des générations Y et Z sur le marché du travail ne fait qu’accélérer le processus avec des exigences sur l’équilibre vie pro/vie perso beaucoup plus grandes.

Alors autant être préparé et créer dès aujourd’hui les écosystèmes qui soutiendront les travailleurs de demain. Les opérateurs d’espace de coworking ne sont pas des utopistes. Ils ont les pieds sur terre. Eux aussi ils ont des entreprises à gérer.

La demande existe: pour ceux qui vivent le quotidien du travailleur indépendant, où sortir de chez soi pour travailler de manière plus productive et développer son réseau est devenu une évidence. Le plus souvent, les besoins existent mais la demande a encore du mal à s’exprimer:

« – Un espace de coworking, à quoi ça me servirait? Chez moi, je suis bien, c’est gratuit, j’ai mon chat et la vue sur le Mont Blanc….

– Euh certes, mais ton prochain client ou prestataire, tu vas le trouver en admirant le Mont Blanc? Et le jour où tu procrastineras, c’est ton chat qui va te remotiver? »

Du côté des entreprises, il existe une variété de réactions:

  • Il y a celles qui voient le travail à distance comme un fonctionnement évident et une façons de fidéliser leurs bons éléments. L’une des membres d’Entrelac travaille à distance pour une startup lilloise, qui lui a proposé cette solution quand elle a annoncé son intention de démissionner pour suivre son conjoint à Genève.
  • Il y a celles, pour qui, permettre à ses salariés de travailler depuis leur domicile ou un lieu de travail partagé représente une montagne de problèmes logistiques, juridiques et très probablement culturels: « Mais s’il n’est pas au bureau, il est peut être en pyjama sur son canapé devant les Feux de l’Amour? ».

Entre ces deux extrêmes, beaucoup d’entreprises sont tentées mais ne savent pas forcément comment s’y prendre – surtout dans un contexte transfrontalier.

Côté offre, il y a tout à faire. Alors, comme tout pionnier sur un territoire, Entrelac travaille dur pour se faire connaître et surtout reconnaître.

Comme le mieux, c’est de le vivre, qui que vous soyez, je vous invite simplement à passer la porte d’Entrelac. Mais ne venez pas juste nous rendre visite: amenez de quoi travailler et installez-vous au moins une demi-journée au milieu de nos membres. Croyez-moi, au pire, vous passerez un bon moment! 

A bon entendeur!