Votre mission, si vous l’acceptez: le coworking!

18/04/2018 14:12 Pas de commentaire 0

Les dernières semaines ont été riches de rencontres et d’échanges dans le petit monde du coworking. Après des échanges sur le télétravail à Thonon chez nos amis du Melting Spot entourés d’élus locaux, direction Paris pour une mission qui élargit le champ des possibles.

La Mission Coworking (full name: « quels nouveaux lieux pour les territoires à l’ère du numérique? ») est une initiative gouvernementale lancée par Julien Denormandie, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre chargé de la cohésion des territoires.

Son point de départ? Le numérique, qui permet le développement du télétravail, des nouvelles formes d’emploi et l’émergence de nouveaux collectifs de travail et de vie: les espaces de coworking.

L’objectif de la Mission? Identifier les conditions de réussite de ces nouveaux lieux de l’innovation pour déterminer les solutions concrètes permettant d’accélérer et de soutenir les dynamiques existantes. Rapport final prévu fin juin.

En parallèle de la consultation en ligne lancée le 9 avril et à laquelle tous les acteurs sont invités à contribuer, se tiennent différents ateliers thématiques visant à nourrir cette consultation. Entrelac a eu la chance de participer à l’atelier sur le modèle économique au CGET.

Voici nos réflexions une semaine après cet échange riche d’enseignements:

Diversité des acteurs = diversité des modèles

Avec dans la salle, l’ancien CEO de WeWork France, la fondatrice d’un espace de coworking à l’Ile de Ré et une trentaine d’autres acteurs venus des 4 coins de la France, il est inutile de préciser que la diversité des propositions était à l’image de l’assemblée. Mais c’est ce qui fait la force du coworking! A chaque communauté et à chaque territoire correspondra un modèle différent et une nécessaire hybridation des revenus.

La posture des pouvoirs publics doit changer

A l’exception de quelques grands acteurs (et encore), le modèle économique demeure fragile. Face à un rentabilité financière directe limitée, l’impact social est fort et représente une belle opportunité pour les élus à tous les niveaux. Les exemples de soutien ont fusé pendant nos discussions:

  • soutien financier à l’amorçage: prise de parts dans les SCIC locales, appels à projet pour l’investissement initial (exemples de l’Ile de France et de la Nouvelle Aquitaine), caution bancaire, en tant que bailleur, progressivité ou proportionnalité du loyer
  • soutien en communication: se faire le relai auprès des entreprises de l’intérêt des espaces de coworking pour le développement du télétravail et des synergies entre les freelances et les entreprises.
  • faire preuve d’exemplarité en utilisant directement les tiers lieux par leurs agents (travail individuel ou réunions)
  • promouvoir les tiers lieux comme des espaces de vie pour la communauté au sens large (évènements grand public)
  • réduire la bureaucratie: simplifier la gestion de la domiciliation des entreprises (actuellement reporting par courrier papier auprès du services des impôts), en Ile de France taxe sur les bureaux peu adaptée aux espaces de coworking.

 Les cordonniers du coworking, les plus mal chaussés?

Pour des gens dont le coeur de métier est de créer du lien et des synergies au sein de leur communauté, les opérateurs d’espace de coworking se retrouvent paradoxalement un peu isolés, a fortiori sur des territoires moins densément peuplés.

L’exemple de la Coopérative des tiers-lieux en Nouvelle Aquitaine démontre la puissance d’un réseau local et régional pour essaimer les bonnes pratiques. On pourrait aller plus loin en mutualisant certains services entre espaces locaux (nettoyage, maintenance, comptabilité) afin d’optimiser les charges d’exploitation ou en créant un outil de gestion en marque blanche au niveau national.

Prochaine étape: organiser la visite de l’équipe Mission Coworking sur notre territoire pour leur faire découvrir les projets déjà mis en place et le travail restant à accomplir…

STAY TUNED!